Un deuxième jour ne s’est même pas écoulé qu’une seconde surprise encore inattendue vient me trouver.
Il y a une douzaine d’années (putain je me fais vieux…)… Non je me répète pas, mais les deux époques correspondent, j’y suis pour rien… Bon allez changeons la forme, commençons par la conclusion dans un délire anarchiste. Aujourd’hui j’ai eut l’extrême honneur de trouver dans ma boite mail, un mail de MONSIEUR Jean-Pierre Dionnet ! Si vous pensez à Amélie Poulain c’est que vous pouvez allez réviser votre histoire du cinéma. Jean-Pierre Dionnet est Monsieur Cinéma de Quartier qui était diffusé sur canal + jusqu’à il y a quelques années. C’est également Monsieur Dionnet qui a fait découvrir à
qui a découvert de nombreux autres talents cachés. Et Dionnet c'est aussi Métal Hurlant et Les Enfants du Rock.
Jean-Pierre Dionnet est un barré de cinéma qui en mange du matin au soir depuis des décennies, et sa merveilleuse qualité est qu’il n’est pas un intellectuel prout-prout, il est quelqu’un qui aime tout type de cinéma si tant est qu’il y est quelque chose d’intéressant à l’intérieur, et qui donne sa chance à tous films, même s’il y a Steven Seagal dedans, même si le film s’appelle « Les brontosaures masqués qui venait du
cosmos parallèle » ou « Maciste affronte Poséïdon aux jeux olympiques ». Evidemment le sieur Dionnet ne doit pas voir que des chefs d’œuvre, mais comment trouver la perle rare, l’ovni poétique, en rejetant des paniers entiers ?
Chercheurs de nouveautés et d’originalités, épris du cinéma asiatique, n’ayant aucun à prioris… Qui d’autre que Monsieur Dionnet pourrait donner sa chance à un film nommé Sakura no kage, réalisé par deux inconnus avec que des acteurs inconnus (on a fait bien attention sur ce point là… sinon cela aurait été trop facile), avec un budget et des moyens insignifiants ? Ben sincèrement je ne vois pas. Je lui ai donc écrit, prévenant que le film n’était pas encore fini, mais que je préférais le contacter dès maintenant (car je pensais qu’il me faudrait plus d’une lettre pour l’intéresser). Je lui ai dit la même chose que dans cet article, que seul lui pouvait donner sa chance à un film de cette envergure, et qu’au moins, s’il me disait que ce film était une merde, ce serait l’avis d’un grand et non celui d’un faiseur d’argent.
Je lui ai envoyé cette lettre la semaine dernière, et j’ai du m’asseoir quand j’ai vu aujoud’hui un mail portant le nom Dionnet dans l’adresse, puis quand j’ai vu qu’il l’avait rédigé lui-même j’ai du aller respirer des sels, mais comme j’en avais pas je me suis contenté de mes aisselles (c’est dingue ce qu’il fait chaud en ce moment. Il me faut un chausse-pi
ed pour me décoller de mon fauteuil…). C’était une lettre courte mais sympathique, pour m’informer que le courant était passé, et qu’il attendait maintenant de voir le film. Du coup je suis devenu vraiment anxieux. Pour moi c’est une sommité, un véritable monstre de culture et de connaissances, que je regarde presque timidement dans les bonus de nombreux de DVD, et me voici sur le pas de sa porte, un film (presque) dans les mains, les couilles jouant des castagnettes… La vie est souvent chienne et intraitable mais elle sait se faire pardonner !
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