Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Samedi 18 mars 2006

  Le dernier jour à la clinique de Toda. Deux sœurs viennent m’offrir chacune une carte postale en guise de cadeau d’au revoir. Je sers la main de mon pote dont je comprends rien à ce qu’il dit et il commence à jouer au jeu des pouces. La grand-mère pleure toujours dans son coin… Finalement au moment de partir, je passe plus de temps à dire au revoir personnellement à plusieurs patients, et ne fait qu’un bye bye général envers l’équipe d’infirmiers avec qui je n’ai finalement pas tissé de liens. 

  Dans le train qui me ramène à Tôkyô, je repense à plusieurs anecdotes que je n’ai pas eut le temps d’écrire. Lors d’une scène où je devais entrer dans un bar et descendre trois personnes, on m’avait bien stipulé de cacher mon pistolet tant que j’étais dans la rue, car à deux pas de là se trouvait un repère de yakuza, sous le nez desquels il ne valait mieux pas agiter de flingues, aussi faux soit-il. On s’attend même à les voir débarquer en entendant le bruit des balles à blanc, mais on n’en voit pas moignon de bout coupé. 

  Autre évènement qui m’a conforté dans l’idée d’abandonner le second degré avec les japonais. Je m’apprêtais à jouer une scène où, dans une pièce au lit défait, arborant mon plus beau marcel, je devais payer une prostituée. Mais je n’avais pas encore rencontré l’actrice qui jouait le rôle. Quand elle arrive, c’est une adorable jeune fille d’une vingtaine d’années que je rencontre. Comme je suis un peu timide, je tente de l’humour histoire de briser la glace. Ma première phrase envers elle est donc « Alors c’est comment le métier de Call-girl ? ». Et là je vois son visage se décomposer, elle se met à bafouiller qu’elle n’est pas call girl. Je jette un œil désespéré vers les cinq autres personnes qui nous entoure, mais aucune ne sourient et nous regarde avec une perplexité silencieuse et gênante. Je me vois donc forcé d’expliquer que c’est de l’humour français. Et comme personne ne sourie toujours pas. Je suis obligé de m’excuser et de me couper un doigt sur place ! Le plus étonnant est que cette fille discrète et timide, se transforme totalement dès que la caméra commence à tourner, se dévergondant dans son rôle, et redevient instantanément sage comme une image dès que la caméra s’est arrêtée. Une vraie actrice ! 

  Dans le train, je regarde le film monté sur mon portable en notant ce que l’on peut améliorer. Je ne m’en rends pas tout de suite compte mais on a fait une grosse bourde. Dans une des scènes, on a inversé les chambres des personnages. Je rentre dans la chambre de la fille, et elle dans la mienne. C’est donc une scène inutilisable. Heureusement elle est peu importante et très courte. Mais on est quand même très con car personne ne s’en est rendu-compte ! 

  Depuis j’ai entamé la préparation du tournage en France de Sakura no kage ainsi que sa publicité. Au moins un journal devrait venir sur le tournage et réaliser un article à ce sujet. Il faut aussi que je trouve quelques acteurs, mais comme je ne suis pas sur place, la Commission du Film d’Auvergne va m’aider à trouver des comédiens et à les contacter par mail. Il faudra donc que je m’organise à distance pour que tout soit prêt à tourner quand on arrivera à Clermont-Ferrand. 

  Enfin, une heureuse nouvelle, mon court-métrage Katremille Cinsenvintedeu, qui m’est le plus chère mais qui n’avait jamais eut de succès jusqu’ici, à été sélectionné avec neuf autres courts-métrages pour être projetés en compétition au Festival du Film Web d’Oloron Sainte-Marie. J’y suis qui plus est cordialement invité durant trois jours, avec au programme : diffusion d’autres courts-métrages hors compétition, rencontre avec la presse et le public, puis diffusion des courts-métrages et remises des prix. Ce qui me fait un bon mois chargé : 4 Avril : Retour du Japon ; 6 Avril : Festival d’Orléans pour le concours de Scénario ; 9 Avril : Festival asiatique de Tours pour la diffusion de Tenshi to Akuma ; 10 au 16 Avril : Tournage à Clermont-Ferrand ; 28 et 30 Avril : Festival d’Oloron Sainte Marie… Je voulais tourner un court-métrage au mois d’Avril mais je devrais sûrement attendre le mois de Mai. Quoi qu’il en soit, pas le temps de chômer. Le jour où l’argent sera au rendez-vous de toute cette dose de travail j’avoue que je n’en serais pas fâché…

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus