
Je m'arrête en plein sprint pour vous faire un point sur la situation, paraphrasant ainsi mon propre titre. Tout d'abord non il ne s'agit pas d'un nouveau super héros haut en couleurs, simplement d'un français courant dans les montagne du Japon et ayant pris les vêtements qui lui tombait sous la main. Vous avez donc la magnifique casquette orange fluo que mon beau-père réserve pour ses compétitions de golf, le superbe marcel bleu cerclé de rouge datant des années 70 importés de France, et enfin des jambes fuselées mais poilues. Qu'est-ce cela à voir avec le documentaire ? Rien. Alors passons aux choses sérieuses.
Faire un documentaire sur les japonais, l'idée est bien belle, la réaliser par contre est difficile. Tout d'abord l'intérêt d'un documentaire est qu'il soit vu, donc qu'il soit diffusé. Cela représente la dernière étape concrète mais cela représente pourtant le premier point sur lequel se pencher. Trouver un futur distributeur. J'ai eut la "chance" au travers de mes démarches de rencontrer un producteur à la fois sympathiques et peu frileux sur la conception de nouveaux projets. Son aide se ferait à de multiples niveaux. Tout d'abord (enfin tout dernièrement) diffuser le documentaire à la télévision lorsque celui-ci sera réalisé. Ensuite une aide à la production mais que l'on a pas encore défini. Ensuite avec son soutien comme société de production, j'espère obtenir une bourse d'aide à l'écriture du CNC qui me permettrait d'avoir une petite somme d'argent pour ne pas trop me soucier des choses matérielles et ainsi me concentrer sur mon documentaire. Et enfin son aide entre en compte pour le point suivant.
(avec mon ami le Tengu)
Même si quelqu'un souhaite diffuser le film il faut encore le réaliser. Et cela a un coût assez conséquent, surtout quand il s'agit du Japon. Il faut aller là-bas, payer un logement, payer les déplacements, la nourriture... Il faut donc rechercher l'aide de bourses et de subventions. J'ai trouvé l'aide parfaite, idéale et miraculeuse. Il s'agit de la Villa Kujoyama qui se trouve dans la montagne au-dessus de Kyoto. Cette villa appartient au gouvernement français, et chaque année une quinzaine d'artistes y sont envoyés pour réaliser un projet en rapport avec le Japon. Les projets peuvent aller de l'écriture d'un roman à la musique, en passant par l'audiovisuel et la chorégraphie... Obtenir une bourse pour cette villa implique que le voyage est payé, que l'on est logé, et que l'on a une subvention pour réaliser son projet. Disons que n'ai jamais rien espéré plus que de pouvoir vivre dans les montagnes du Japon pour me consacrer à la fois à la compréhension du Japon et pour travailler artistiquement. Je vous le dis tout de suite, je n'ai pas encore de réponse. Je viens d'envoyer le dossier de candidature et la réponse ne viendra malheureusement que vers Avril ou Mai. Un des points importants pour le dossier est d'avoir le soutien de structures et de professionnels. C'est pour ça que j'espère que le soutien de la société de production qui accompagne ce projet fera pencher la balance de mon côté. De plus (et cela nécessitera peut-être un chapitre entier) je travaille avec un ami japonais, Hiroshi TODA, qui est réalisateur, et qui m'a assuré de me fournir toute l'aide nécessaire pour ce documentaire. Non seulement il me fournira le matériel (caméra, station de montage...) mais m'aidera aussi dans mes recherches de sujets intéressants. Sa lettre ainsi que celle de son producteur ont été jointes au dossier, et j'espère qu'elles porteront leurs fruits. Je croise les doigts pour pouvoir partir dans cette villa car cela serait les conditions idéales pour réaliser ce documentaire.
(avec mon ami Taguchisan et un farfadet à chapeau blanc)
Sinon il existe aussi une bourse attribuée par la Fondation France Japonaise Sasakawa que je souhaite tenter. Mais si malgré tout je n'obtenais qu'une lettre pour me remercier de ma candidature tout en s'excusant de ne pas y faire suite, je partirais tout de même au Japon. Car au niveau de logement pas de problèmes, j'ai des connaissances dans une dizaine de villes différentes du Japon, dont principalement mes beaux-parents à Tokyo et le réalisateur Hiroshi Toda à Kyoto. Pour le reste je prendrais un job à mi-temps pour gagner de quoi vivoter et tourner parallèllement mon documentaire. Puisqu'il s'agit de mieux comprendre les japonais vivre et travailler aux côtés d'eux ne serait que bénéfique. Je pense que quand on veut vraiment faire quelque chose on peut toujours y arriver. Dans bien des cas, quand on y parvient pas c'est parce que la volonté ou les efforts ne suivent pas. Je pense que je dois faire ce documentaire, il sera donc réalisé, quelle que soit la façon sans que cela soit au détriment de la qualité.
Mais pour le moment je suis en stand by et j'attends les réponses. Je passe donc pas mal de temps à travailler le japonais, car il faudra que je sois en mesure de mener les interviews tout seul et de tout comprendre, je lis tout ce que je peux trouver sur le Japon (je vous ferais d'ailleurs peut-être profiter de mon guide de lectures un de ces blogs...), et je commence à rechercher des contacts. Et bien sûr à côté de celà je continue à chercher des fonds pour d'autres projets de courts-métrages ou à en réaliser avec les moyens du bord. Dans cette course effreinée qu'est la vie, jamais de pause, hormis pour vos beaux yeux, toujours en sprint...
+ d'éléments sur http://www.guillaumetauveron.com
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||