Cela a commencé comme un remake d’avant-hier. Avec Vincent on se rend dans un parc, il sort son énorme… djembe et moi ma modeste… caméra et dans les 5 secondes il se met à pleuvoir. Ah nom de Dieu ! On se réfugie donc sous les arbres et je commence à jurer à tous vents. Pas calmé mais raisonné je me retourne vers Vincent et je me rends subitement compte que l’endroit où nous sommes, est non seulement abrité de la pluie et du vent, mais qu’il est également bien plus intéressant que ce que j’avais en tête. Je tournerais donc sous ses arbres. A ce moment-là, comme pour me faire un pied de nez, la pluie s’arrête, le soleil sort, et un beau ciel bleu nous regarde. Mais quenini, je ne changerais pas d’endroit ! Et Vincent se met à marteler sur son djembe comme un diable durant plus d’une heure tandis que je le filme sous toutes les coutures.
Secondes série de scènes. J’investis de force l’appartement de Vincent où il est logé chez une vieille dame. Je me demande comment elle réagirait si elle arrivait soudainement au moment où Vincent est allongé sur le sol et que moi je suis derrière la caméra en ne portant qu’un slip et un T-shirt. Même pour vous qui lisez ceci, en dehors de son contexte cela peut paraître tendancieux mais je réserve mes déclarations pour mon avocat.
Enfin dernier « travail » à faire de la journée. On rentre à mon appartement qui est extrêmement bien isolé du bruit extérieur afin d’enregistrer un concert live de Vincent. Car je ne sais pas ce que donnera le son pris en extérieur aujourd’hui. Il y avait pas mal de vents, sans compter une groupe d’adolescents multisexes qui lâchaient leurs hormones à tous vents sous forme autant gestuelle (roulé d’épaules pour les uns, roulé mammaires et fessier pour les autres) que bruyante. Donc Vincent emmerde mes voisins durant vingt minutes, mais comme ils sont polis ils disent rien, et la partition de Vincent s’achève sur un pastis.