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Jeudi 2 février 2006

  5h30. Le réveil sonne. Il peut toujours faire la malin avec ses bips superficiels car, enthousiasme mêlé de stress oblige, je suis déjà réveillé depuis belle lurette. Et quoi de mieux au saut du lit que de faire un peu de muscu ? J’attrape donc la plus grosse valise, celle de 30 kg, et m’amuse bien malgré moi à la descendre six étages plus bas, sans ascenseurs évidement. Je m’étais déjà amusé deux jours auparavant à les monter au sixième où habite l’amie qui nous logeait sur Paris, j’aurais bien du me douter que cela ne se serait pas arrêté là. Et puis il faut dire que c’est des étages qui ont de l’envergure. Chacun séparés par un escalier en colimaçon grimpant à pic, ils trônaient avec défiance et un certain amusement de voir mes lombaires s’effriter au fil des marches. Mais comme j’ai ma fierté je fais le gars qui ne souffre pas et passe devant leur pauvres numéros crasseux avec mépris. Le jeu enfin fini, faut que je remonte au sixième étage chercher la seconde valise, celle qui fait juste 22 kilos. Je monte au pas de course du tout, empoigne la valise et ma femme avec, dit au revoir à notre amie et c’est parti.

  Quelques vertèbres déplacées plus loin après avoir monté et descendu les valises au gré des escaliers du métro parisien qui doit être le paradis pour les handicapés masochistes, enfin l’aéroport Charles de Gaulle. Le nom me dit quelque chose… sans doute un ancien de la star ac’. Arrivés deux heures et demi avant l’embarcation et étant les premiers, je demande à ce que l’on soit placé dans l’avion sur le côté et surtout aux rares places où il n’y a que deux sièges au lieu de trois, nous offrant ainsi une plus grande tranquillité. Comme on est les premiers, pas de problèmes.

  Le premier vol qui nous emmène prendre notre correspondance à Rome est effectué par Air France. Je remarque que nous sommes trois côte à côte mais cela est normal puisque ce n’est qu’un petit avion faisant le transit entre Paris et Rome, et ma demande « capricieuse » ne prendra effet que sur le gros modèle qui nous emmènera de Rome à Tokyo.

  J’attends avec impatience le moment où l’avion va s’élancer. J’adore la sensation de cette poussée gigantesque qui nous cloue en arrière tout en nous propulsant en avant. C’est le même sentiment de puissance et de lâcher prise que celui ressenti durant un sprint, ou celui de tout lâcher subitement pour s’envoler au Japon pour y réaliser un film à peine à moitié écrit. L’envol ne me déçoit pas, fulgurant, m’assommant à moitié, me ravissant complètement.

  Des sentiments plus matérialistes m’assaillent soudain car cela fait tout de même 5 heures que je suis debout à faire le sketch de la valise, avec ou sans spectateurs, et je n’ai toujours rien avalé à part un demi pain au chocolat payé à un prix plus que malhonnête à la boulangerie de Paul de l’aéroport, et mon estomac crie FA MI NE, tout en se demandant ce que peut bien être cette dernière note. Mais nous sommes avec Air France et je ne doute pas de recevoir un bon petit dej à la française. Comme quoi la confiance aveugle en nos compatriotes nous aveugle. En guise de boisson une ridicule canette de 15cl de jus d’orange, affublé de deux pauvres gâteaux secs que ces charognards avaient du aller piquer dans la boite à gâteaux de mon arrière grand-mère maintenant décédée pour le meilleur de son entourage.

  J’aspire ce petit déjeuner et m’inquiète d’une amnésie passagère tant je n’ai aucun souvenir d’avoir ingurgité quoique ce soit, puis prend mon mal en patience en prenant des photos par le hublot avec une certaine admiration jalouse pour le paysage qui défile en-dessous de moi et découvrant que les Alpes c’est quand même vachement grand.

  Un atterrissage réussi plus loin, je tombe amoureux d’une sœur italienne borgne et décide d’immortaliser sa prestance digne du sœur Marie-Thérèse des Batignoles.

 

 

  A peine une heure d’attente avant de prendre l’autre avion, cette fois-ci de la compagnie Alitalia. En guise de place à deux sur une des rangées du bord au fond de l’avion comme stipulé ci-dessus, on se retrouve vers l’avant, en pleine rangée du milieu (adieu hublot de mes premiers émois aérotiques) avec un japonais bien portant comme voisin. A l’instar des nombreux oiseaux dont nous nous apprêtons à violer fièrement le territoire, de nombreux noms de leurs espèces volent à travers la cabine avant de s’écraser platement devant l’inutilité d’un tel envol. Mais la bonne et étonnante surprise est que l’avion est plus qu’au ¾ vide et finalement chaque passager possède 3 sièges pour lui seul, ce qui sera un grand avantage pour dormir. Notre voisin a même la bonne initiative d’aller se chercher fauteuil ailleurs et nous l’en remercions.

  Nouvelle poussée, nouvelle érection mentale, nouvelle attente du repas. Il y a le choix entre repas italien et repas japonais. On décide de prendre chacun un plat différent afin de partager. Quel que soit le choix effectué il aurait été difficile d’envier à l’autre son repas et il aurait été malpoli de le partager car comment donner à autrui ce que l’on ne veut pas soi même ? J’avais été habitué jusqu’ici à voler avec British Airways dont ont m’avait dit le plus grand mal de leur nourriture, alors que personnellement j’avais pris un pied ingénue à manger leurs maigres plateaux-repas, et m’attendait donc à un bon repas de la part d’Alitalia. En cas de doute sur les définitions des mots insipides et étonnamment mauvais il serait utile d’avoir, à défaut d’un dictionnaire, un plateau repas Alitalia dont la justesse de la définition sans aucune parole pourraient s’avérer du plus poétique. En attendant, mon poil commençait à se hérisser. Trois verres de vin le lissèrent à rebrousse-poil et je décidais de finir de déconnecter mon cerveau définitivement avec un film. Vu le choix de films, pas vraiment de choix, et ce fut Cindarella Man de Ron Howard qui fut doublement le grand gagnant.

  Je vous passe le détail sur le reste, et sur le plateau repas du petit déjeuner dont il resta beaucoup de restes également, pour me contenter de vous expliquer un petit détail administratif. Il en va peut-être de même pour tous les autres pays, mais comme je n’ai voyagé jusqu’ici que dans deux pays : le Japon et la Suisse (si, si, c’est un pays !) je n’en sais pas plus. Toujours est-il qu’il faut pour tout étranger remplir un tout petit formulaire présentant son identité et le but de sa visite. Comme tout truc administratif c’est chiant mais il faut le faire. Le plus amusant reste tout de même le moment où l’on arrive au service de l’immigration et que l’on vous dit que le formulaire est trop vieux et qu’il vous faut en remplir un autre qui est en tout point pareil si ce n’est un centimètre de marge en moins. Je perds donc dix minutes à recopier ce pour quoi j’avais déjà perdu dix minutes dans l’avion, et je peux enfin aller récupérer mes valises et entrer véritablement au Japon.

  Comme cela me manquait, je recommence le sketch de la valise, enfin des valises, me tape trois heures de train et de métro pour enfin arriver au Home Sweet Home de mes beaux-parents. Il est 13h45 au Japon, soit 5h45 en France. Après vingt-quatre heures de voyage anti-gastronomiques les Dieux japonais me récompensent par une plâtrée comme on en fait plus de curry japonais. Et tandis que je déguste ce plat, la fatigue et l’énervement redescendent enfin, je pense aux combinis, aux sushis, aux jolies japonaises et à leurs tenues vestimentaires singulières, à la douce clarté du soleil passé midi, aux petits ruelles aussi étroites qu’illuminées par les néons des restaurants qui s’entassent sur plus de dix étages, aux croissement des corbeaux… Ça y est. Je suis enfin rentré chez moi.

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Samedi 28 janvier 2006

  Je ne décolle que mardi matin (enfin si Alitalia a cessé de s'amuser à annuler plus d'une centaine de vols par jours) mais comme je pars dès demain sur Paris, je n'aurais pas l'occasion d'écrire avant mon arrivée au Japon.

  Avant de retrouver les toits étroits de Tôkyô je fais un petit point sur la situation.
  Tout d'abord sur ce Blog, qui initialement devait traiter uniquement du documentaire sur le Japon. J'ai décidé d'élargir ses horizons à tout ce qui concerne la réalisation et le Japon. J'ai fait un pari, celui de devenir réalisateur et celui de travailler en étroite collaboration avec le Japon. Cette profession de foi je l'ai totalement embrassé il y a environ deux ans mais y pensait depuis bien plus longtemps. Aujourd'hui si je me retourne sur le chemin que j'ai parcouru jusqu'ici, je dois reconnaître que j'ai avancé de façon relativement droite vis à vis des buts que je m'étais fixés et que j'ai tout de même fait un petit bout de chemin. Mais pour être objectif jusqu'au bout, le point de départ ne me semble malheureusement pas si éloigné que ça et quand je regarde vers l'avant je ne vois pas la moindre ombre de la ligne d'arrivée, ce qui est normal puisqu'il n'y a aucun but ultime. Il s'agit juste du travail d'une vie cherchant à suivre une certaine direction de façon la plus régulière possible. Vais-je réussir ou me casser la gueule ? C'est le web-réalité en direct. Il y a environ 5 ans, je me suis juré qu'avant mes 30 ans je verrais un film que j'aurais réalisé être distribué dans un des cinémas de Clermont-Ferrand où j'ai l'habitude d'aller depuis que je suis petit. J'ai bientôt 27 ans et un bac littéraire option mathématiques qui me permet d'affirmer qu'il me reste à peine trois ans pour y arriver. Trois ans c'est très peu mais c'est également énorme quand on y pense. Il y a trois semaines j'étais moyennement enthousiaste vis à vis des mois à venir que j'imaginais morne, et me voici parti pour le Japon pour y co-réaliser un film que j'aurais écrit. Alors bien sûr il va falloir faire beaucoup d'efforts et ne pas perdre trop de temps, mais c'est réalisable.

  A propos du film, le projet a bien avancé. J'ai écris le gros de l'histoire, j'ai un titre, on a déjà décidé des acteurs principaux... D'ici que le tournage commence (début Mars à priori) j'aurais largement temps de réécrire le scénario deux ou trois fois pour le parfaire le plus possible. Tandis que je l'écrirais à Tôkyô, Hiroshi Toda se chargera certainement de rechercher les lieux à Kyôto ou/et à Fukui. Cela a l'air simple comme ça, mais à mon avis ce qui va être dur est la barrière de la langue. Todasan ne parle ni français ni anglais, et moi je baragouine le japonais... Heureusement une des actrices parle français et anglais, et le producteur parle anglais, donc en faisant un Gloubi Boulga de ces trois langues on devrait parvenir à se comprendre. Au pire il reste le mime pour lequel je suis très doué (voir Le nouveau Marceau et ne pas trop m'en vouloir après : http://www.guillaumetauveron.com/download/Le_nouveau_marceau.rmvb). On a pas encore décidé des informations que l'on filtrera ou non, donc pour le moment je ne peux rien dire, mais au fil du tournage je vous ferais part de quelques infos et de quelques photos.
  Prochain article en direct du Japon

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Lundi 23 janvier 2006

Plus qu'une semaine avant le départ au Japon. Nouvelle étape franchie vers le documentaire dont il est tout de même question dans ce blog. Je viens de finir aujourd'hui de rédiger un dossier que je vais me permettre de cloner sans aucun soucis éthique et d'envoyer dans deux directions différentes.

 

 

 

  Première destination. La Fondation Franco Japonaise Sasakawa. Chaque année cette association fourni un certain nombre de subventions à des projets qui ont pour but d’élargir les échanges culturels entre la France et le Japon. Je ne demande justement rien d’autres que de permettre aux français et aux japonais de mieux se comprendre et de mieux se connaître. Comme la villa Kujoyama, la réponse tombera en Avril ou Mai. Il faut encore s’armer de patience.

  Seconde destination, siège de NHK à Paris. Je les ai contactés en fin de semaine dernière et j’ai obtenu un rendez-vous la veille de mon départ au Japon. Il était très important que je puisse les voir avant de partir, au cas où ils me conseillent de contacter et de rencontrer tel ou tel membres de NHK travaillant au Japon. Le dossier leur présentera donc mon projet ainsi que son alter-ego futur qui vise à réaliser un documentaire sur la France pour la télévision japonaise. Le but visé est évidemment une co-production franco-japonaise.

 

 

 

  C’étaient les deux dernières étapes vers la demande d’aide pour la réalisation proprement dites. Maintenant il me faut encore remplir un dossier pour demander une Bourse d’aide à l’écriture au CNC. Ah que de paperasse ! Mais c’est un passage obligatoire et il faut avouer que cela permet de structurer le projet. 

  Je vous transmet aujourd’hui les liens vers l’association gérant les bourses pour la villa Kujoyama située au Japon mais également pour d’autres centres de recherches situés dans d’autres pays :

http://www.afaa.asso.fr

Le lien vers la Fondation Sasakawa  :
http://www.fond-fr-jap-sasakawa.org/f_present.html

Et enfin le lien vers les diverses aides du CNC : http://www.cnc.fr/c_telech/fr_c2.htm

 

 

 

 

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Samedi 21 janvier 2006

  Comme les préparatifs avant-départ me bouffent tout mon temps pas d'avancée au niveau des projets. Le scénario du film que je suis censé tourner avec Hiroshi Toda est à peine ébauché faute de temps, et j'ai hâte d'avoir fini toutes mes obligations pour pouvoir m'y mettre à fond. En attendant je vais profiter du fait que trois autres de mes courts-métrages viennent d'être sélectionnés pour la seconde édition du festival Les Chroniques du Ridikul (qui comme son nom l'indique est un festival de courts humoristiques) pour vous présenter ces trois courts. A noter que ces trois films seront édités sur le DVD Chroniques du Ridikul N°2.

  Ne nous marrons pas... est un premier essai. Il s'agissait au départ d'un travail intégré à une formation en communication visuelle que je suivais. Il fallait trouver une idée pour un court d'une minute, à réaliser en une après-midi, dans les tout petits locaux du centre de formation et sans accessoires. .. Pas simple. Au final c'est con mais ça fonctionne plutôt bien. Jusqu'ici il n'avait été diffusé qu'au festival Etang d'Arts en 2005. Il devrait être également projeté en Chine à Pekin lors d'un rendez-vous mensuel de cinéma français mais le projet à l'air d'être en stand-by...

  Raoul est pour moi mon premier court-métrage puisque c'est le premier où j'étais complètement en solo et non encadré par une structure. Je l'ai réalisé à l'époque où je préparais le tournage de Katremille Cinsenvintedeu, qui était mon Gros Projet, et que je devais réaliser deux mois plus tard. Je m'étais fait la juste réflexion que de me lancer dans un tournage d'une semaine en ayant à mon actif que l'expérience de Ne nous marrons pas... risquait de me porter défaut. J'ai donc décidé de faire un court sans prétention qui me servirait surtout à tester différentes techniques de réalisation. Avec un copain de Lyon, où j'habitais à l'époque, qui s'est occupé de filmer, on a tourné le film en deux-trois soirs (les plans du début avec ma femme ont été tournées quelques semaines plus tard). Si quelqu'un était arrivé lorsque j'étais dans le local à poubelle en caleçon et marcel, tenant Raoul dans mes bras avec son sac plastique sur la tête, tandis que David me filmait, il se serait certainement dit que la perversion n'a pas de limites... Ce court aussi n'avait été diffusé jusqu'ici qu'au festival Etang d'Arts en 2005. Je pense que c'est en grande partie la faute à mon choix musicale, où j'avais pillé sans vergogne Sepultura, Queen, Rammstein et Moussorgsky. J'envisage une version avec une bande originale mais les autres morceaux correspondent tellement que ça me fait mal au coeur.


   Quelle est cette chose vous demandez-vous ? Désolé c'est moi ! Comme pour cause de double mariage (au Japon et en France) et pour d'autres raisons, je n'avais pas eut le temps de réaliser de fictions en 2005, j'ai décidé de remonter à cheval dès le début de l'année 2006. Un festival recherchait des cours de moins d'une minute (générique compris) sur le thème du silence, et en même temps j'avais eut connaissance du festival Chronique de ridicule. J'ai donc tout mélangé, fait un Blougi Blouga avec et ça a donné ça. Et ça va être diffusé sur grand écran ! Je n'arrive pas à le croire. A priori je serais au Japon lors du festival Chroniques du Ridikul mais j'aimerais tout de même bien y assister pour voir les réactions du public...
  Si jamais vous qui me lisez passez par Poitiers le 31 Mars, merci de vous arrêter au festival et de m'en faire un compte-rendu qui ne sera pas payé ou alors seulement en billets à l'éfigie de Sarkozy utilisables dans tous toilettes qui se respectent.

Tous les films sont téléchargeables ici : http://www.guillaumetauveron.com/cinema2.htm 
Site Des Chroniques du Ridikul : http://www.megalowprods.com/ 

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Mardi 17 janvier 2006

  Hier j’ai été inondé par une pluie de bonne nouvelles, dressant après-coup un arc-en-ciel de quiétude et de sentiments irisés. Il ne s’agit pourtant pas d’éléments qui vont bouleverser ma vie, mais c’est l’assurance d’avoir fait les bon choix et d’avoir travaillé efficacement.    

  Première nouvelle. Tenshi to Akuma, un de mes courts-métrages tourné en japonais, devrait être diffusé durant le festival de cinéma asiatique de Tours début Avril. Je reviendrais d’ailleurs du Japon pour l’occasion, ramenant dans mes valises Hiroshi Toda , dont le film Snow in Spring a été également sélectionné. Ce sera la 5è fois que Tenshi to Akuma sera diffusé dans un festival, sans compter sa prochaine diffusion en Chine à Pékin pour un rendez-vous mensuel de films français. Ce qui est étonnant est que jusqu’ici c’est le court-métrage qui a eut le plus de succès alors que j’y ai passé le moins de temps. Le mot d’ordre pour ce court était de tout minimaliser au maximum. Au final une seule actrice (mais trois personnages) un seul lieu, une demi-journée de tournage, et moi seul pour occuper tous les différents postes. Et il faut croire que le résultat marche puisque la moitié des personnes (peu physionomistes je vous l’accorde) ont cru qu’il y avait deux actrices différentes. Bon, OK j’ai piqué la musique à Moussorgsky sans lui demander les droits mais comme il était Modeste, il n’y a pas de problème, surtout que tant que je ne gagne pas d’argent avec, je ne suis pas en tort, enfin il me semble…

  Seconde nouvelle. J’ai reçu un mail d’un festival de cinéma asiatique d’Amsterdam, qui souhaite diffuser Nihon, mon court documentaire sur le Japon. Ce qui m’a surpris est que, à l’inverse du festival de Tours, je ne leur ai pas envoyé mon court-métrage. Peut-être l’ont-ils vu lors du festival Asiexpo où il a été projet dernièrement… Quoi qu’il en soit ils souhaitent que je le leur envoi et il est évident que je ne vais pas les décevoir. Mais pourquoi se contenter de ça ? Dans la foulée je leur ai proposé Tenshi to Akuma, ainsi que, en bon producteur et communiquant, les films de Hiroshi Toda . Ils sont évidemment partants pour les voir. Je mets tout de même un bémol à cela, car j’avais déjà été contacté par un festival qui avait vu un de mes courts-métrages et m’avait demandé de le leur envoyer, pour finalement ne pas le diffuser. Ah ben bravo !

  Troisième nouvelle, JMVidéo, un des plus grands vidéos-clubs de France, dont je vous donnerais les coordonnées plus tard, a eut la bonne initiative de créer un espace location de court-métrage et ce gratuitement si tant est que vous le rameniez dans les 24 heures et que vous soyez membres. Je leur avais proposé mes courts-métrages et leur avait donné le lien de mon site pour les visionner à l’avance. Et comme ça leur a plustucru (promis je ne referais plustucru !... Putain je viens de perdre la moitié de mon lectorat...) je vais leur envoyer tous mes courts-métrages, que vous pourrez louer si tant est que vous habitiez Paris. Quel intérêt pour moi ? Tout simplement de partager mes créations avec le plus de personnes possibles et de recueillir des opinions. C’est un métier où l’on est forcé de se forger un nom, et le soutien du public est primordial pour cela… Voici les coordonnées :

JM Vidéo SARL -121 avenue Parmentier - 75011 PARIS - 01 43 57 21 49 - www.jmvideo.fr

 Tous les films sont téléchargeables ici : http://www.guillaumetauveron.com/cinema2.htm 

 

 

 

 

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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