Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Mardi 7 février 2006

  Et deux p’tits pas de plus si jamais… A défaut d’être des pas de géant comme le chante si magnifiquement Mano Solo, cela reste une avancée certaine. Je pense que le plus dur pour se lancer dans ce métier est la patience qui se doit d’aller de paire avec la foi dans la réussite. Je vois déjà à quel point c’est difficile de faire mon bout de chemin alors que je me force à ne pas baisser les bras ni à dévier de ma route. Je comprends que beaucoup finissent par quitter le bateau en route pour naviguer dans d’autres directions ou pour se laisser couler. Car même si j’ai beau avancer sans changer de cap, c’est peut-être vers les chutes du Niagara que je me dirige naïvement et j’y plongerais plutôt que de faire demi-tour car comment savoir ce qu’il y a après si ce n’est s’y jeter tête en avant ?

   Quittons là ce romantisme exacerbé d’un autre temps pour parler des petits pas. Le premier remonte à une semaine. La veille de mon départ au Japon je m’étais rendu à une antenne de NHK en France pour parler de mon projet de documentaire sur le Japon. Pour ce qui est d’établir une co-production franco-japonaise cela semble bien parti car le sujet les intéresse. Il reste encore à se mettre d’accord sur le format. Car la télévision japonaise exige du HD (Haute Définition) et il n’en est peut-être pas de même en France. Je n’ai pas encore eut le temps d’en parler avec mon producteur en France mais s’il est d’accord, on pourra se lancer vers une co-production. Après faudra trouver la caméra HD mais chaque chose en son temps. Mais le second point intéressant est que NHK va diffuser chaque semaine à partir du moins d’Avril à la télévision japonaise, un court documentaire de 20 minutes concernant l’Europe. J’attends donc de recevoir le dossier concernant les modalités de ce type de documentaire, et je compte leur proposer plusieurs sujets selon moi très intéressants car inconnus ou méconnus des japonais. C’est exactement ce que je souhaitais faire et ce pourquoi j’avais contacté NHK en France. J’avais pensé réaliser un documentaire de 52 min sur la France pour le Japon, pour traiter des aspects que les japonais ne connaissent pas de la France ou croient connaître mais cela aurait été un peu fourre-tout. Alors que le format 20 minutes pour traiter d’un sujet en particulier s’avère particulièrement adéquate. En cas d’acceptation de mon (mes) projet(s), ce dont je ne doute pas, ils me prêteront matériel et équipe et m’engageront comme réalisateur selon le nombre d’heures. Donc cette rencontre a été doublement utile même si à l’heure actuelle elle n’a mené encore à aucune signature.

 

   Le second pas a été amorcé il y a deux semaines lorsque j’ai envoyé mes deux très courts : Ne nous marrons pas… et Le nouveau Marceau à l’émission « Les films faits à la maison » sur canal +, mais je n’ai fini de poser le pied qu’hier soir lorsque j’ai reçu un mail me demandant de renvoyer l’autorisation de diffusion de Ne nous marrons pas… qui a été sélectionné. Ce sera la première fois, qu’une de mes œuvres, aussi bête soit-elle, sera diffusé à la télé et cela fait tout de même plaisir. 
  Quant au film que je m’apprête à tourner, le casting est presque complet. Il ne nous manque que l’actrice principale, mais on a encore un mois devant nous donc pas de problème.

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
commentaires (0)    recommander
Dimanche 5 février 2006

  Quand vous allez faire un jogging avec des amis il faut s’assurer de trois points important pour pouvoir bien l’apprécier.

   Tout d’abord, qu’il s’agit du jour le plus froid de l’année et que malgré toutes les épaisseurs que vous entassez sur vous que vous continuiez à vous geler. 

  Ensuite, qu’après avoir passé deux nuits à dormir à moitié à cause du chien de la maison qui gémit toute la nuit dans la plus grande impunité, vous soyez réveillé dès 3h30 du matin à cause du décalage horaire sans espoir de se rendormir.

 

 

    Mais le détail le plus important reste qu’après avoir eut les intestins totalement bloqués pour cause de changement alimentaire radical basé sur une surdose de riz, vous preniez un laxatif longtemps à l’avance tout en vous assurant qu’il marche à retardement et qu’il ne commencera à officier que lorsque vous allez commencer à courir, hors de portée de tout toilettes. Ce n’est qu’ainsi, et qu'ainsi seulement, que l’on peut apprécier pleinement les quinze kilomètres de course le long du fleuve Kanagawa avec le mont Fuji au loin.

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
commentaires (0)    recommander
Dimanche 5 février 2006

  Réunion de travail. J’ai retrouvé dans un restaurant de Shibuya le réalisateur Hiroshi Toda, la compositrice Mikiko Hasegawa, et le producteur Kengo Nishimoto. On a commencé par éclaircir le résumé du scénario que je leur avais envoyé, car écrit avec mon pauvre japonais c’était loin d’être parfaitement compréhensible. Heureusement, entre Mikiko qui parle français et anglais, et Kengo qui parle anglais, ont a fini par se comprendre. Le scénario compris et accepté, on a commencé les préparatifs. Tout d’abord les acteurs. Comme il y a peu de personnages, cela ne sera pas trop difficile de réunir un casting dont nous avons déjà la plupart des noms en tête. Nous avons contacté une actrice qui correspondrait au rôle principal féminin et nous attendons sa confirmation. Je l’avais remarqué dans deux autres films de Toda et le rôle lui irait parfaitement.

 

(Hiroshi Toda)

  Ensuite nous avons établi le planning de travail. Il faut que d’ici le 20 Février, j’ai fini d’écrire l’intégralité du scénario et qu’il ait été traduit en japonais par ma femme. Puis nous tournerons du 1er au 15 Mars entre les villes de Kyoto et de Fukui. Toda ayant tout de même un autre travail, celui de gérant d’un hôpital psychiatrique, il sera occupé par la suite jusqu’au 23 Mars. S’il reste des scènes à tourner, étant reparti pour Tôkyô entre temps, je repartirais à Kyoto pour finir le tournage. Et enfin, comme Toda rentre avec moi en France pour se rendre dans des festivals où certains de nos films ont été sélectionnés, nous en profiterons pour tourner quelques plans en France.

(Mikiko HASEGAWA)

 

 

    C’est un planning assez chargé. Mais pendant le peu de temps qu’il reste, je souhaiterais parvenir à réaliser un court-métrage avec un ami qui est acteur et vraiment très doué. Je suis allé voir la pièce de théâtre dans laquelle il jouait hier et il a un charisme extraordinaire. Il n’y a malheureusement pas de rôle qui lui corresponde dans le film que l’on va tourner, mais je vais tenter de réfléchir à un scénario de court-métrage. Cela fait un an maintenant que l’on s’est rencontré et que nous souhaitons travailler ensemble et il ne faut pas trop faire traîner ce genre de choses.

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
commentaires (0)    recommander
Dimanche 5 février 2006

  Ce qui est amusant au Japon est qu’ils ont leur propre conception du chauffage central. C'est-à-dire qu’il y a 1 pièce chauffée à bloc, où tout le monde se réunit, tandis que tout le reste de la maison est laissé dans le froid le plus total. On hésite pas, même en hiver, a laisser la porte d’entrée ouverte car sincèrement ça ne change pas grand-chose. A force de passer d’une pièce chauffée à 30° à un couloir à -10°, j’ai perdu deux plombages et une testicule à cause du choc thermique. Et puis cela donne aussi l’occasion d’examiner attentivement les plafonds de la maison après avoir attrapé un chaud et froid carabiné.

(Famille inconnue volée sur le net)

 

 

   Je continue sur les éléments du chauffage japonais pour présenter deux objets assez intéressants. Il y a tout d’abord le « Kotatsu ». C’est une table chauffante électrique, le plus souvent recouverte d’une couverture, autour de laquelle se réunit la famille. Sous le plateau de la table il y a une résistance électrique qui permet d’avoir les jambes tenues bien au chaud.

(Les dessous interdits du Kotatsu)

 

 

    L’autre instrument indispensable est la « hotto capeto », soit la « carpette chaude ». Cela ressemble à un tapis, ça a la texture d’un tapis, sauf que ça vous chauffe les fesses à plein tube. Même système de résistance qui chauffe et qui permet d’avoir une source de chaleur privée et directe.  

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
commentaires (0)    recommander
Jeudi 2 février 2006

  Il est des choses du Japon qu’on sait sans connaître. Tout le monde sait que les japonais raffolent des bains et que c’est chez eux une source de détente extrême confinant au rite ancestral. Par contre, la façon de se laver est bien souvent méconnue et c’est le point sur lequel je souhaite vous éclairer aujourd’hui.

  La salle de bain au Japon est une vraie salle d’eau. C'est-à-dire que toute la pièce est inondable. On peut s’amuser à foutre de l’eau partout, y compris sur les murs. Les japonais qui se sont amusés au même jeu chez leur correspondant français ont du apprendre le choc des cultures à leur dépends… Le sol de la pièce est constitué de carrelage, avec un trou plus ou moins central pour que l’eau s’y écoule. Vous y trouverez à la fois une douche et une baignoire déjà remplie d’eau fumante. L’eau du bain est, entre guillemets, sacrée. Elle ne sert pas à se laver mais à se détendre, et la même eau sera conservée pour toute la famille (la température étant thermo-régulée par un système hautement sophistiqué comme l’aime les japonais). Les Français qui se plongeront dans le bain immédiatement, se savonneront et se rinceront dans le bain avant de pisser dedans pour finir, apprendront également le choc des cultures à leur dépends.

  Avant de rentrer dans le bain, il faut tout d’abord laver les parties impures, à savoir l’entrejambe et les pieds, et également le cul selon les régions. Suite à cette première douche, l’on peut enfin se glisser dans l’eau brûlante. Mais perdez tout espoir de vous y étendre. Les baignoires sont relativement petites, même pour des japonais, un peu comme les baignoires-sabots de nos grands-parents.

  Vous pouvez vous y délasser selon votre désir et surtout selon votre résistance à la chaleur, mais surtout sans péter dans l’eau du bain, ce qui prouverait que vous n’avez pas compris l’importance de la pureté de ce moment. Et à la question « puis-je péter en dehors du bain ?» il faudra que je consulte un expert avant de vous répondre.

  Le corps rendu suffisamment flasque, vous pouvez maintenant sortir du bain, vous shampouiner et vous savonner avant de vous rincer avec… avec… avec la douche évidemment. Comme les japonais sont prévoyants, ils disposent sur la baignoire un système de fermeture enroulable doublement utile puisqu’il sert à conserver la chaleur de l’eau, mais également à éviter toute projection de savon ou de shampoing dans l’eau. Donc vous pouvez vous frictionner avec toute la passion que vous le désirez tant que vous avez pensé à refermer le bain.

  Et après s’être rincé, il est coutume de retourner une seconde fois dans le bain…

  Maintenant vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

annuaire de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus