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Mardi 21 février 2006

  J’aimerais parfois que le monde soit un peu plus logique. Je suis confronté actuellement à deux casse-tête Chinois purement administratif. 

  Le premier, il n’y a plus rien à y faire, il n’y a plus qu’à prier. Il concerne ma demande d’intégration à la villa de Kujoyama afin de pouvoir effectuer mon documentaire sur le Japon dans les meilleures conditions possibles. Etant stipulé plutôt deux fois qu’une, que ce qui importait le plus était que le projet soit développé et que l’on possède des contacts afin que l’œuvre crée soit diffusée, j’ai donc tout fait pour. J’ai trouvé des partenariats autant en France qu’au Japon, établit une liste de toutes les personnes prêtes à participer à ce projet et de tous les lieux où je pourrais être hébergés au Japon. Et hier par l’intermédiaire de quelqu’un qui se trouve à un certain maillon de la chaîne vers la décision d’accréditation de la bourse, j’ai appris que sur tous les dossiers, le mien était le plus complet en guise de partenariats, mais que justement à cause de cela, il se pouvait que je ne sois pas pris à la villa Kujoyama, car le jury risque de déterminer que je peux me demmerder tout seul et que je n’ai pas besoin de cette aide… Tout ce que je me rappelle après avoir lu ce mail est que j’avais un flacon de saké vide à côté de moi, car il me fallait au moins être aussi bourré que les organisateurs pour comprendre cette logique… Enfin rien n’est décidé, mais disons que j’ai déjà plus ou moins tiré un trait mental dessus.

  Le second est la demande d’aide à l’écriture du CNC dont je suis en train d’écrire le dossier. Cet argent doit me permettre d’effectuer des recherches, de prendre des contacts, en gros de préparer mon documentaire. Mais pour obtenir cette bourse, je dois leur présenter mon projet de façon si détaillée que finalement je me demande ce qu’il me restera à faire après puisque pour l’écrire il m’a fallut à l’avance lire plein de livres et construire le plan de mon documentaire. Ce que je pensais faire après obtention de la bourse puisque la bourse sert à ça !... Tiens je vois qu’il reste un zest de saké au fond du flacon, et s’il n’était pas 11 heures du mat’ je replongerais volontiers à nouveau à l’intérieur pour y trouver quelques logiques que ce monde ci ne peut m’offrir…

 

 

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Dimanche 19 février 2006

  Gnagna gnagna… Gnagna gnagna… Ouais ok j’ai compris. Il est 6h du matin et il faut encore que je me lève pour aller faire on ne sait quelle périple. A 7 heures pétantes, moins dix minutes parce qu’il est un homme impatient, Taguchi est devant la maison. Il fait un froid d’Ahiru (canard en japonais) et on part tout de suite au trot histoire de se réchauffer. Aujourd’hui pas de course pédestre (attention à ce que vous dîtes !), Tôkyô est notre vaste terrain de course.

  Un arrêt pipi s’imposant, nous allons dans une station service. A l’intérieur se trouve un chauffeur de taxi coiffé comme un œuf, qui lui vient de finir son service. Je ne sais pas s’il est sourd mais putain qu’il parle fort. Comme je m’y attendais il me demande de quel pays je viens. Comment il sait que je ne suis pas japonais ? En France, pays à la multi-ethnicité, demander à un inconnu de quel pays il vient sous l’unique prétexte qu’il n’est pas de type caucasien, serait synonyme de préjugé à tendance raciste et la question serait à peine finie de formuler que SOS racisme, la ligue des droits de l’homme, « ni putes ni soumises », la SPA et Greenpeace auraient été contacté pour immoler le malotru. Mais au Japon il y a 99% de « purs » Japonais. La moitié du pourcent récent sont d’origine Coréenne, et un quart d’origine Chinoise. Donc avec ma gueule, forcément, aucune chance que je sois Japonais. Pourtant la question, bien que purement sympathique, m’emmerde un peu. Même si je vivais trente ans dans ce pays et maniait la langue parfaitement, je resterais un gaïjin, un étranger. C’est pour ça que chaque soir je le fais un mascara au pissenlit et que j’attache les extrémités de mes paupières à mes oreilles en diminuant la longueur de l’élastique un peu plus chaque soir… 

  Et on repart. Au bout d’environ une heure, on arrive dans un des plus grands centres névralgiques de Tôkyô : Shibuya. Univers extrêmement bruyant et coloré, rendez-vous de toute une jeunesse fashionisée. Heureusement, puisqu’on court, on passe vite cet arrondissement tapageur. 

  Notre prochain point de chute est le palais de l’Empereur, mais comme on est en avance sur le programme, on fait un petit détour par l’hôtel où je me suis marié (Meiji Kinenkan) histoire de me rappeler quelques souvenirs nostalgiques qu’il faudra que je conte dans ces pages un de ces jours car le mariage à la japonaise, c’est comme tout, c’est particulier ! Juste à côté se trouve un mur haut de plusieurs mètres, surplombé de barrière et qui court sur des centaines de mètres, avant de s’en aller sur la gauche sur près d’un kilomètre. Ce mur fait tout le tour de l’immense propriété des enfants de l’Empereur. Il y a des policiers placés en permanence tous les 300 mètres environ, sans compter les caméras tous les 5 mètres. Faudra que je me creuse sérieusement la tête si je veux aller prendre des clichés volés à l’intérieur.   

 
 
Nous arrivons enfin à l’immense domaine qui entoure la propriété de l’Empereur (5km de circonférence). Avant ici se trouvait un magnifique château mais il a malheureusement été détruit à la fin du 19è siècle. Taguchi me montre une place. Il m’explique qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, apprenant que le Japon avait perdu la guerre, des dizaines de soldats sont venus se faire seppuku sur cette place. Ils ont du bien laver depuis car la place est impeccable. Ayant déjà parcouru près de vingt-cinq kilomètres, Taguchi me demande si je veux prendre le métro pour rejoindre notre prochain point de chute. Comme je commence à avoir mal dans les pattes et que je suis bien mort, j’insiste pour qu’on y aille en courant dans un plaisir masochiste.   

  On court autour du domaine, jusqu’à ce qu’on revienne à notre point de départ et Taguchi me dit alors qu’on devrait prendre le métro car on a plus assez de temps pour être à l’heure à notre rendez-vous. Cela me semble assez logique puisqu’on s’est amusé à faire un tour de manège. Mais je ne suis pas mécontent de l’idée car j’ai un muscle qui est sur le point de partir découvrir le monde extérieur. Après trois heures de course, il me fait comprendre que c’est ma limite et que vouloir faire le malin m’entraînerait à l’hosto. J’obéît immédiatement et marche tranquillement. 

  Quelques arrêts de métro plus loin, on se rend au bain public. C’est la première fois pour moi et je suis assez enthousiaste. C’est un petit bain public de quartier. Je me déchausse et rentre. Tout de suite face à moi, se trouve un petit vestiaire donnant directement sur le bain derrière des portes vitrées qui doit faire à peine 20m2. Je donne 400 yens à l’ouvreuse qui trône au-dessus de nous ayant à la fois vue d’ensemble sur le bain des hommes et sur celui des femmes. J’hésite à lui passer mon appareil-photo pour lui demander de prendre des photos du côté féminin puis je me dis qu’il vaut peut-être mieux pas. Je m’extirpe de mes vêtements trempés de sueur et finis en tenue d’Adam devant les yeux de l’ouvreuse qui en a vu bien d’autres et qui pourrait sans problème interpréter la chanson phallique de Pierre Perret. Heureusement que je ne suis pas pudique ! 

  Je prends ma petite serviette et me joint à tous ces japonais nus en train de se frictionner (n'ayant pas pu prendre de photo j'en ai piqué une sur internet). Je m’assois sur un minuscule banc vert qui au départ me fait froid aux couilles puis prend la bassine posée devant moi et la remplit tour à tour d’eau chaude puis d’eau froide. En face de moi il y a un yakuza au dos en grande partie tatoué que j’évite de trop regarder. C’est comme les guêpes, faut pas trop les exciter, vaut mieux les ignorer ! Le corps soigneusement lavé, je peux rentrer dans la petite source chaude où trempent deux trois japonais l’air de rien. Putain. Après avoir prit un vent glacé dans la gueule pendant 3 heures, se retrouver dans de l’eau à 45° est particulièrement difficile et il me faut bien plusieurs minutes avant de cesser de me prendre pour de la friture. Maso jusqu’au bout je me rince à l’eau froide puis vais me changer. En partant, l’ouvreuse me fait un grand sourire. Tu m’étonnes, après le spectacle que je lui ai offert ! C’est elle qui aurait du me donner de l’argent !

 

 

  Par la suite, nous retrouvons ma femme et des amis et c’est à nouveau l’occasion de se rendre dans un restaurant tout à volonté. Cette fois-ci il s’agit d’un restau de yakiniku. Il s’agit de viande, assez grasse et très tendre, que l’on fait griller avant de tremper dans la sauce spéciale yakiniku. Mais encore une fois, il y a tant d’autres aliments que c’en est une véritable orgie. Pour 1000 yens (soit 8 euros) c’est parti pour 60 minutes de remplissage d’estomac. Et après environ 30 kilomètres de course, 60 minutes de bouffe ininterrompue ne sont pas de trop. Bon je parle pas beaucoup, forcément, mais Taguchi fait de même. Il mange, mange et remange. On parlera avec les autres après. La dernière minute s’écoule avant que j’ai fini de manger ma glace, mais tant mieux car elle était vraiment pas bonne, ce qui n’était heureusement pas le cas du reste de la nourriture.

  Après quelques paroles et quelques au revoir, je finis la journée en mitraillant à tout vent les Japonais que je croise dans la rue, cherchant les visages, ou les tenues vestimentaires (ou capillaires) intéressantes. Et il y en a à foison comme vous jugerez par ces photos.

 

LIEN VERS PHOTOS D'AUJOURD'HUI 

AUTRES PHOTOS

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Vendredi 17 février 2006

  Le Japon est un pays étrange. Les gens n’y parlent pas anglais. Ils bredouillent quelques mots tout au plus, avec une prononciation difficile à comprendre en raison du fait suivant. Car  pourtant une multitude de mots anglais font parties intégrantes de leur langage quotidien. Mais tous ces mots étant retranscrits en katakana (un des deux alphabets phonétiques japonais) les prononciations s’en trouvent déformées et les Japonais ont prit l’habitude de parler l’anglais à la japonaise. Je ne compte plus le nombre de fois où ils me parlaient de personnalités mondialement connus mais dont je ne parvenais pas à comprendre le nom tant il était déformé. Ainsi Brad Pitt devient Burado Pito,  Kubrick devient Kyuburikku, Van Gogh devient Goro, et je n’ose même pas imaginer ce que devient cette ordure de Schwarzenegger… 

  Voici quelques petits exemples. Je suis assis devant ma teburu (table) en train de boire un kohi (coffee) et de manger un ceki (cake) avec une supun (spoon = « u » étant prononcer « ou »). Durant mon prochain séjour à Kyôto je pensais séjourner dans un weekly apato (weekly apartment)  mais irais finalement dans un hotelu (hotel). Je me mouche avec des tishu (tissue). Je bois dans une coppu (cup) et je mange parfois avec un naïfu (knife) et une foku (fork) Au Japon j’ai croisé des gens qui étaient handosomu (handsome) ou qui étaient pureti fesu (pretty face). La plupart des librairies sont des buku stoa (book store). Un ami m’a confié qu’il voulait s’acheter une supotsu caru (sport car) et avec un autre je suis aller faire du hikingu (hiking)… La liste pourrait continuer ainsi pendant des heures. L’intégration de ces mots à la langue est du à divers facteurs : 

  1)      Des objets que les Japonais ne possédaient pas avant comme la fourchette, qui ont été introduit avec l’arrivée des occidentaux, mais je doute que dans un pays prisant autant l’art de la lame qu’ils n’aient pas eut de nom pour couteau. 

  2)      Ensuite parce que c’est plus moderne, et plus cool d’utiliser des mots anglais. Je me tape parfois la tête contre les murs tant je suis écoeuré de voire cette belle langue se dégrader avec tous ces mots anglophones qui n’ont pas leur place. 

  3)      Un mot anglais sert parfois à remplacer un terme japonais que l’on pourrait qualifier politiquement incorrect. Ainsi, beaucoup de femmes travaillent en tant qu’office lady, ce qui veut tout dire et pas grand-chose. Une de leur fonction étant de faire d’apporter les thé à ces messieurs, on comprend qu’elle ne soit pas appelées boniches. 

  Mais encore une fois, le génie des japonais est de s’approprier un élément étranger et de le transformer à sa manière. Ainsi toutes les maisons ont un pasokon. Putain mais c’est quoi ça ? C’est le diminutif de pasonaru konputa (personal computer). Et pour regarder la terebi j’utilise bien sûr une rimokon (remote control = télécommande). Et saviez-vous que les femmes japonaises souffrent souvent de sekuhara et parfois de dibi ? Quelles sont ces chose ? Le premier vient de  sekusuaru harasumento (sexual harassment = harcèlement sexuel et non harassement sexuel qui est beaucoup plus enviable) et le second ils ont fait très fort car cela vient de DV : Domestic violence. Même pour des termes pareils ils utilisent des raccourcis en anglais. Vous trouverez de ces abréviations partout et il serait amusant de constituer une liste de tous ces anglicismes qui sont surtout des américanismes. C’est assez drôle à observer mais c’est finalement très inquiétant et il serait temps que quelqu’un tire la sonnette d’alarme car cela devient sincèrement n’importe quoi sans justification. Alors moi je dis : faameka ! (fuck american culture)

Nouvelle critique : Mishima : a life in four chapters

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Jeudi 16 février 2006

  Nouveau point sur la situation. Tout d’abord au niveau du film en préparation. La première version a été terminée, traduite et envoyée à Todasan. Pendant ce temps je vais retravailler le scénario en supprimant tous les dialogues inutiles et en améliorant la forme tout en préparant le story-board. J’attends également les remarques de Todasan pour effectuer d’autres changements. 

  Ensuite, Nihon, a été sélectionné pour être diffusé au Festival Invidéo à Milan (Italie) qui aura lieu au mois de Novembre. 

  Autre nouvelle, un scénario de court-métrage (ça me tape sur les bambous) envoyé au festival des Apprentis de la Vidéo qui se déroulera à Orléans au mois d’Avril, a passé la pré-sélection. Lui et 9 autres concourants, seront joués par une troupe de théâtre amateur devant le public le 6 Avril et la remise des prix aura lieu juste après. Donc rien n’est joué. Au mois de Novembre dernier, un autre scénario (A l’heure du crépuscule) de court-métrage que j’avais envoyé dans un concours avait passé la première pré-sélection. Sur une centaine de scénarios reçus ils en avaient retenus puis une quinzaine. Puis ils ont effectués une autre sélection et je me suis retrouve parmi les 6 derniers finalistes. Je suis allé à Paris défendre mon bifteack mais finalement j’ai appris une semaine après qu’un autre scénario avait choisit, le prix étant l’aide à la réalisation du court-métrage par l’équipe organisant le concours, ce qui n’est pas rien. Quelles critères ont fait que mon scénario n’a pas été l’élu, ou quelles critères ont fait que l’autre était élu, je ne le sais pas. Je n’avais pas l’humeur à le demander, et puis aucune réponse ne m’aurait réconforté. En fait c’était pour le mieux, puisque finalement je m’apprête à co-réaliser un long métrage et que je ne l’aurais jamais fait si mon scénario avait été sélectionné, mais à ce moment je ne le savais pas. 

  C’est un métier où l’égo a forcément une grande place, puisque l’on doit se mettre en avant et vanter nos idées plutôt que celles des autres, mais c’est aussi un métier où il faut savoir faire preuve d’humilité car on est constamment jugé. J’ai souvent l’impression de me promener à poil devant les gens et de leur tendre le cou en attendant leur réaction, soit magnanime soit cruelle. Certaines personnes postent des commentaires très chaleureux sur mes œuvres, d’autres plus tempérées, et enfin d’autres me mitraillent à bout de portant comme si je les avais directement attaqués ou offensés. C’est la dure loi de ce métier pour égocentriques masochistes que je commence qu’à peine. Mais quoi qu'il arrive il faut faire bonne figure, car c'est avant tout un univers de bal des masques où l'on se cache tout en s'exhibant. C'est assez déroutant ! 

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Mercredi 15 février 2006

  Encore une fois je m’en vais courir dans les rues à l’aventure. Aujourd’hui encore je choisit une nouvelle rue au hasard. Je cours à peine 5 minutes et au détour d’un tournant je tombe subitement le bâtiment des studios de la Toho , une des plus grandes sociétés de production de films. Cela n’a à priori rien d’extraordinaire sauf que lors de mon dernier voyage au Japon, j’avais également erré au hasard des rues et après une très longue promenade j’avais débouché sur les studios de Toho. 

  Un souvenir me revient soudain. Je prends une rue ascendante sur le gauche et part au pas de course. Et là en trente secondes il est là. Il n’a pas bougé depuis l’année dernière. Ultraman ! Derrière un petit studio dont je n’arrive pas à comprendre s’il fonctionne encore ou pas. Je salue bien bas mon ami Ultraman avec qui je suis presque maintenant voisin, et repart. Lorsque mes pas m’avaient emmené dans ce quartier l’année précédente, j’avais trouvé des grandes rues quasi  désertiques aux portes de la nature. J’aurais aimé pousser plus loin mon investigation mais cela faisait déjà un bon bout de chemin jusqu’ici et il me fallait encore rentrer. Aujourd’hui mes jambes sont comme neuves et je peux m’en donner à cœur joie. Je retrouve immédiatement la route pour me rendre à un petit parc d’une tranquillité incroyable.

Trois directions différentes m’attirent car je les crois toutes capables de m’apporter plein de surprises. A ce confluent des choix, je choisit au pifomètre. Je me retrouve dans des toutes petites rues. Il y a même des petits potagers. On se croirait presque à la campagne. J’essaie de me dire que je suis à Tôkyô, dans un arrondissement qui plus est centrale, mais mon esprit ne parvient pas à faire le lien entre ce calme paysage. Quoiqu’il en soit je me sens bien ici. Il ne faut pas oublier que je suis un homme des montagnes qui a besoin de sa dose de vert le plus souvent possible sous risque de crise de manque aigue se traduisant par un grisaillement du morale.

  Je cours ainsi un long moment, parfois à la limite de sortir de la civilisation puis retrouvant tout à coup un carrefour bondé avec les grands immeubles au loin. Je m’enfuis de cette vision en prenant une rue sur ma droite et me retrouve à nouveau dans des espaces quasi désertés où je peux me tenir en plein milieu de la rue sans déranger personne. Puis au loin encore un carrefour, plein de magasins, de voitures, de gens… Je crois que c’est un des aspects que j’aime le plus au Japon que de savoir si bien faire coexister la civilisation et la nature. On ne sent aucune lutte entre ces deux antagonismes mais plutôt une harmonie, chacun ayant accepté l’autre. Ce qui fait que Tôkyô n’a rien d’une mégapole étouffante. Cette ville recèle de milliers d’havres de paix ou le monde semble se taire rien que pour vous. Je ne tiens pas plus de trois jours à Paris mais je pourrais tout à fait vivre à Tôkyô car cette ville peut tout offrir, du bon comme du mauvais évidemment.

  Il me faut maintenant faire demi-tour avant de me perdre car j’ai fait de nombreuses bifurcations et comme je ne peux pas me baser sur les noms de rues je dois compter uniquement sur ma mémoire qui ne heureusement ne me fait pas défaut aujourd’hui. Le retour est plus que ce que je pensais. Excité comme une pucette devant son premier chien, je n’avais pas remarqué que j’avais parcouru autant de chemin. Sur le trajet de croise une femme en haut d’un pont, donnant du pain à une armada de corbeaux et de canards en dessous d’elle. J’aime le corbeau tranquillement posé à côté d’elle… Puis je cours à nouveau et je reviens enfin chez moi, enfin chez mes beaux-parents, où m’attend un bon bain chaud que je vais pouvoir apprécier en me délectant de mes souvenirs d’aujourd’hui. 

LIEN VERS PHOTOS D'AUJOURD'HUI 

+ J'ai crée un LIVRE D'OR où vous pouvez me laisser des messages

 

Enfin, j'ai décidé à partir d'aujourd'hui de mettre des liens vers mes critiques de films sur ce BLOG. Voici les 15 dernières critiques :

 

Old boy

Sympathy for Mr Vengeance

Sympathy for Lady Vengeance

Ghost in the shell

Ghost in the shell 2 : Innocence

Underworld

Underworld 2 : Evolution

Spiderman

Spiderman 2

Les 4 fantastiques

Train man

target="_blank"Les Feebles

Les vieux de la veille

Mes voisins les Yamada

Le chateau ambulant

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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