Digne d’un cartoon. Le ciel est plutôt tranquille. Je pars pour me promener en montagne. Chemin roulant je vois une splendide image à faire d’une montagne embrumée. Je gare la voiture et sors aussitôt ma… caméra et mon… trépied. J’installe le matos. Et au moment où je vais appuyer sur le bouton rouge tentateur, de la pluie se met à tomber, seulement quelques gouttes tout d’abord, donc j’appuie sur le bouton, et là il se met à pleuvoir des trombes d’eaux potentiellement très dangereuses pour la durée de vie de ma caméra. Je la remballe donc avec ses 3 secondes d’images que je viens de prendre et cours à la voiture comme un dératé. La mort dans l’âme, je m’en vais sans ma précieuse image. Dégoûté ! J’ai pu finalement prendre d’autres vues relativement belles, mais bon, celle-ci je la voulais ! En plus, encore à cause de cette pluie, j’ai préféré ne pas tourner aujourd’hui, même si les scènes étaient en intérieurs, pour cause de faible luminosité et de bruit ambiant.
Sinon j’ai commencé à retoucher et monter les premières images que j’ai tournées. Pour les scènes où j’avais oublié de prendre le son (oui je sais c’est très con) je les ai monté sur de la musique de mon ami Michel Deneuve (dont je m’étais déjà servit de quelques morceaux pour Katremille Cinsenvintedeu), retouché mes couleurs pour donner une ambiance un peu passée, délavée, ralentit légèrement la vitesse, et je me retrouve avec une belle scène fantasmagorique. J’avoue ne pas encore savoir où exactement placer cette scène. Je vais peut-être ouvrir le film sur cette scène, ou alors la scinder en deux parties et l’inclure à différents moments… C’est pour ça que j’adore le montage. Les possibilités sont infinies et le sens, voir l’histoire, même du film s’en trouve changé selon les choix qu’on opère.
Et enfin une nouvelle interview disponible sur le web. Plus courte que celle donnée pour E-asie, et surtout basée principalement sur le côté technique et novateur de


Premier jour de tournage et première bourde qui aurait pu s’avérer catastrophique… L’autre jour, à cause d’un bug j’avais eut quelques problèmes d’acquisition que j’avais essayé de résoudre en tripotant tous les boutons de la caméra au hasard… La riche idée ! Puis ce soir en faisant l’acquisition des scènes de la journée je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de son… Bien sûr j’avais éteint le micro. Fort heureusement il ne s’agissait que de scènes sans dialogues et il me suffira de prendre deux ou trois ambiances son pour réparer ma
connerie. A moins que ce soit un passage purement musicale comme je l’avais envisagé initialement et je pense que la force des choses va m’y pousser. Enfin tant mieux que cela me soit arrivé dès le premier jour pour seulement quelques scènes sans dialogues. C’est aussi les dangers quand on travaille seul à la technique et surtout qu’on ne connaît rien en technique. Cela peut paraître une façon de travailler assez étrange et particulièrement amateur, mais je l’assume et compte bien aboutir à un très beau résultat. Et puis c’est la seule façon de travailler qui me permette une totale liberté et me permette de laisser libre cours à l’inspiration du moment.

Il y a un mois, j’étais tombé par hasard sur un site nommé : E-Asie, traitant évidemment de l’asie, et qui avait écrit un petit article sympathique sur ma collaboration avec Toda alors que je ne les avais jamais contactés et ne les connaissait ni d'Eve Angeli ni d'Adam Sandler. J’imagine qu’ils avaient du tomber sur une annonce que j’avais posté sur divers sites traitant de l’asie, afin d’annoncer la sortie prochaine d’un film franco-japonais. Bref. Je les ai donc contactés pour les remercier de s’intéresser à ce projet encore inconnu de tout le monde et d’en avoir parlé. Puis de fil en aiguille, ils m’ont proposé d’écrire un article plus conséquent sur le film, reposant sur une interview indirecte par mail. Ce qui est fait est mis en ligne depuis ce matin et que vous pouvez lire en vous rendant