(Quand un super guerrier fait du karaoke avec une haltère...
c'est qu'il est vraiment fatigué !)
Toute la matinée d’hier j’ai carburé pour monter le film, voir ce qui ne va pas, voir ce qui manque. En début d’après-midi j’avais tout le film mis bout à bout, de façon un peu grossière mais ça m’a permit d’avoir un point de vue d’ensemble. Il ne me manquait qu’une demi-douzaine de plans pour lesquels Gauthier a gentiment libéré son planning. Puis remontage.
Ce matin je m’en vais seul en forêt pour filmer les derniers plans qui me manquant. Durant le trajet en voiture, je cale la caméra sur son trépied et me filme conduire. Pris dans le jeu, je manque me prendre une voiture dans le cul… Puis alors que je grimpe à travers les bois et réalise une scène, la caméra tombe soudainement en panne. AUTO OFF CYLINDER LOCK s’affiche perpétuellement et il m’est impossible d’enregistrer ou de lire. J’attends un quart d’heure, au cas où elle m’ait fait ça sur un coup de tête, mais le message persiste. La mort dans l’âme je rentre chez moi. Il me manque encore 4 plans à tourner, et je ne pourrais pas non plus utiliser ce que j’ai tourné ce matin. Je me sens soudainement diminué, nu, sans ma caméra. J’imagine qu’un musicien dont l’instrument se casse doit ressentir le même vide.
Bon gré mal gré, je me remets au montage en speedant à la quatrième vitesse. Mais pourquoi cette précipitation ? Simplement, et malheureusement, parce que Gauthier, Hiroko et Henrick vont déménager définitivement de Clermont-Ferrand d’ici trois jours, et que je leur ai promis de leur montrer le film avant leur départ. Bien sûr lorsqu’ils arrivent le soir même, le film est loin d’être parfait mais la plupart des plans sont montés et rythmés sur la musique de Michel Deneuve (fantastique compositeur et un des uniques joueur d’un orgue de cristal, mais je reviendrais sur lui plus tard) et l’ensemble est tout à fait cohérent. C’est aussi l’occasion pour moi d’entendre ce qu’ils en pensent pour m’orienter dans mon futur travail de retouche. Mais dans l’ensemble ils sont plutôt ravis du résultat.
Et enfin la récompense après le travail acharné de cette semaine, on s’en va tous en boite pour gesticuler, se vider la tête et ne laisser parler que le corps. La techno a tendance à m’ennuyer à force, mais un saxophoniste et un djembéïste (néologisme assumé), perchés sur un surmontoir, jouent comme des diables par-dessus la musique et le mélange est détonnant. Et tout en dansant et ne me laissant emporter par la musique, je commence à voir des images pour mon prochain conte…
Au réveil le ciel est entièrement bleu. Pourvu que ça dure. Deux heures plus tard le ciel est en bichromie, partagé entre le bleu et le gris, incapable de se décider pour l’un ou pour l’autre. Je récupère mes deux acteurs en herbe à leur domicile et on se rend au parc (la troisième fois pour moi) finir les scènes commencées l’autre jour.


nommera donc (à priori), Contes en banque, et qui devrait compter à l’avenir une grosse demi-douzaine de contes-courts-métrages. Tourne, tourne, tourne. Chaque conte se verra attribué une couleur différente selon son thème, et inversement le thème et l’ambiance devra se rapporter à la couleur. Et pour le premier conte de cette série à venir, la couleur qui me semble la plus désignée est le vert. Tourne, tourne, tourne. Enfin, il me semble nécessaire de compléter chaque titre avec un sous-titre d’un seul mot. Et celui-ci sera inévitablement « Magie » en raison des différents thèmes abordés, de l’atmosphère et de l’omniprésence de la nature.





