Au réveil le ciel est entièrement bleu. Pourvu que ça dure. Deux heures plus tard le ciel est en bichromie, partagé entre le bleu et le gris, incapable de se décider pour l’un ou pour l’autre. Je récupère mes deux acteurs en herbe à leur domicile et on se rend au parc (la troisième fois pour moi) finir les scènes commencées l’autre jour.
Puis en haut d’une montagne, au bord d’un précipice assez oppressant on tourne en essayant de ne perdre aucun membre de l’équipe au fond du trou. Comme j’ai fait mon entrée en scène, je me galère un peu à être devant et derrière la caméra. En plus, pour des raisons à découvrir dans le film, Gauthier et moi avons mille raisons d’être morts de rire et de recommencer les scènes encore et encore.
Il est largement plus de 14h quand on mange enfin. Et pour ne rien dévoiler du film, je ne peux que dire que le reste de la journée n’a été qu’une immense course contre la montre, avec un nombre incroyable de scènes à tourner. Comme toutes ces scènes se tournent dans l’appartement de Gauthier et Hiroko, cela facilite tout de même les choses. Par contre, on passe presque une heure sur un seul plan car un troisième luron nommé Henrick nous a rejoint, et la scène que l’on tourne ensemble est trop absurde pour parvenir à rester sérieux (ce qui vaudra à la scène d’être très écourtée au montage).
Le tournage se poursuit jusqu’à plus de minuit sans que j’ai le temps de tout mettre en boite. Je rentre chez moi, fait une heure et demi de montage puis tombe de fatigue…


nommera donc (à priori), Contes en banque, et qui devrait compter à l’avenir une grosse demi-douzaine de contes-courts-métrages. Tourne, tourne, tourne. Chaque conte se verra attribué une couleur différente selon son thème, et inversement le thème et l’ambiance devra se rapporter à la couleur. Et pour le premier conte de cette série à venir, la couleur qui me semble la plus désignée est le vert. Tourne, tourne, tourne. Enfin, il me semble nécessaire de compléter chaque titre avec un sous-titre d’un seul mot. Et celui-ci sera inévitablement « Magie » en raison des différents thèmes abordés, de l’atmosphère et de l’omniprésence de la nature.






Digne d’un cartoon. Le ciel est plutôt tranquille. Je pars pour me promener en montagne. Chemin roulant je vois une splendide image à faire d’une montagne embrumée. Je gare la voiture et sors aussitôt ma… caméra et mon… trépied. J’installe le matos. Et au moment où je vais appuyer sur le bouton rouge tentateur, de la pluie se met à tomber, seulement quelques gouttes tout d’abord, donc j’appuie sur le bouton, et là il se met à pleuvoir des trombes d’eaux potentiellement très dangereuses pour la durée de vie de ma caméra. Je la remballe donc avec ses 3 secondes d’images que je viens de prendre et cours à la voiture comme un dératé. La mort dans l’âme, je m’en vais sans ma précieuse image. Dégoûté ! J’ai pu finalement prendre d’autres vues relativement belles, mais bon, celle-ci je la voulais ! En plus, encore à cause de cette pluie, j’ai préféré ne pas tourner aujourd’hui, même si les scènes étaient en intérieurs, pour cause de faible luminosité et de bruit ambiant.
