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Mercredi 21 juin 2006

  Avouons-le, ce blog ne mérite plus son nom de documentaire sur le Japon. Même s'il y aura d'autres articles à l'avenir sur le Japon, et même si le documentaire n'est pas annulé et qu'il est simplement retardé en attendant de trouver les armes nécessaires, ce blog raconte principalement mon chemin pour tenter d'arriver à la reconnaissance en tant que réalisateur, toutes les galères que cela implique mais aussi toutes les aventures, toutes les surprises, et tout le reste.
  Comme les choses se doivent d'être logiques et justifiées, et que le titre de ce blog ne l'est plus, j'ai donc décidé de le transférer à l'adresse suivante qui coule de source :

http://guillaume.tauveron.over-blog.com/

  C'est donc le dernier article sur cette adresse. J'espère ne perdre personne dans ce transfert, que mes fidèles abonnés à la newsletter se réinscriront aussitôt à la nouvelle adresse, et que nous continuerons ce chemin ensemble.

  Merci à vous tous.

  Guillaume Tauveron

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Mardi 20 juin 2006

  Commençons par terminer ce que j'ai commencé. Tout d'abord Conte Vert « Magie » est disponible en téléchargement directement ICI.

  Ensuite la nouvelle version de Katremille Cinsenvintedeu est disponible ICI. Comme je disais dans un précédent article, j'ai du mal à être objectif et je ne sais pas si le film fonctionne après avoir tranché 4 minutes. J'attends donc vos réactions, de ceux qui l'ont déjà vus comme de ceux dont c'est la première fois, afin de savoir si le film est clair et va à son but dans cette forme courte.

  Terminons avec ce que je viens de commencer. J?ai été engagé en tant que « journaliste » pour un journal nommé « le panda » et qui va de paire avec un site : http://www.panda-france.fr

  Il y a trois aspects principaux. Tout d'abord culturel, couvrant un certain nombre d'évènements et de manifestations. Ensuite portant sur l'Auvergne, sa région et sa mise en valeur. Et enfin un côté contestataire et militant mais qui a l'avantage de n'appartenir à aucun parti et ne se veut ni de droite ni de gauche recherchant seulement l'objectivité. Sans ça je n'aurais pas pris ce travail car je n'aurais pas voulut être embrigadé dans un camp comme dans l?autre.

  Pour moi l'intérêt de ce travail est qu'il est un temps partiel : 26h, et qu'il me laissera tout de même du temps pour continuer mes réalisations. Et puis cela reste dans le domaine culturel, j?entraîne ma plume et je serais aussi amené à être  « photographe » pour les divers éléments que je couvrirais, et enfin l'aspect relationnel avec toutes les rencontres que cela implique m'attire beaucoup. Parce que j'aime les gens d'une part (mais de pas trop près), que je suis curieux de voir comment les autres vivent, et parce que cela remplira mon carnet à idées pour de futurs scénarii.

  Je ne commencerais officiellement que fin Août, mais un article que j'avais écrit comme test avant l'entretien a d'ores et déjà été publié sur le Blog lié au site ICI.

  Je ne sais pas où cela m'emmènera mais cela permettra d'avoir un salaire fixe pendant quelques temps, et m'assurera une certaine tranquillité d'esprit pour continuer ma route vers la reconnaissance en tant que réalisateur.

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Samedi 17 juin 2006

  Il y a un an je m’étais fait rétamer la gueule dans un combat sans merci contre le Puy de Dôme. Le défi : partir du centre ville de Clermont-Ferrand pour aller jusqu’au sommet du Puy-de-Dôme 14km plus loin et surtout 1km de dénivelé plus haut. Pour aider à la tâche, ce jour avait été LE plus chaud de l’année. L’atmosphère était étouffante, il n’y avait pas le moindre air, sans compter que je n’étais quasiment pas entraîné. Les quatre premiers kilomètres dans la ville ont été particulièrement atroces car la pente était raide et sans aucune source d’ombre. Et lorsque j’étais arrivé à la première étape de ravitaillement à l’orée des bois, je me suis à marcher comme beaucoup d’autres mais cela a été l’erreur fatale car j’ai eut énormément de mal à repartir. Finalement le dos d’occasion qu’on m’a refourgué à la naissance s’est mis à déconner et j’ai été assez pitoyable. J’ai mis près de deux heures, j’ai été dans les quelques derniers, et en lisant le journal du lendemain qui affichait les résultats des 350 premiers arrivés je n’ai même pas vu mon nom. Donc grosse défaite et grosse frustration.

  Depuis je me suis juré de prendre ma revanche. J’ai récemment très souvent parcourut les 4 premiers kilomètres en ville de cette course afin de trouver mon rythme, je me suis forcé à aller courir à 14h de l’après-midi par plus de 30° histoire d’être habitué au cas où le temps refasse le même coup cette année. Je suis donc aussi prêt que ce que je pouvais l’être pour cette année.

  Il est actuellement 12h47 alors que j’écris ces lignes. Le départ de la course sera donné à 17h. Qu’en sera-t-il donc cette année ? En tout cas le soleil est moins plombant que l’année dernière, il y a pas mal de nuages et un peu de vent. C’est toujours ça de gagné. La réponse est pour dans quelques heures pour moi et pour vous dans quelques secondes, puisqu’à l’heure où vous lisez ces lignes j’ai d’ores et déjà fini la course… J’aime cette dissymétrie temporelle !

  15h. Plus un seul nuage dans le ciel. Putain il va faire chaud ! Mais juste avant le départ de la course le ciel est entièrement gris et se teinte de plus en plus vers le noir… Mais bon ce qui compte c’est la course, quel que soit les conditions.

  Comme je suis un grand malade je me suis écrit ISHI en japonais sur la main, ce qui veut dire Volonté. Sorte de pense bête à regarder dès que la motivation baisse pour se relancer. Bonne idée mais dans mon enthousiasme j’ai pris le premier feutre venu pour m’écrire sur la main, et il s’agissait évidemment d’un feutre indélébile, et après la course j’ai eut beau laver, curer, poncer, gratter au cutter, il est resté flambant neuf… Sans commentaires. Mais nous n’en sommes pas encore là.

  Le départ est donné. Une grande impulsion généralisée plus tard on est tous en train de courir. Cette fois pas de précipitation. L’année dernière j’avais tout donné dès le départ et il ne m’était rien resté au bout de quelques kilomètres. Je cours donc à rythme moyen sans m’offusquer de me faire largement dépasser. Je me dis que je les pourrirais bientôt. Quand la pente se fait plus abrupt le rythme général décroit et j’en profite pour accélérer car j’ai parcouru cette partie tant de fois que j’y suis très à l’aise. Puis vient la vraie grimpette avec une pente aussi raide qu’une bonne sœur, mais cette fois ça passe bien.

  Arrive le premier point de ravitaillement qui avait sonné ma défaite l’année dernière. J’arrache un verre d’eau sur la table sans m’arrêter, en bois une gorgée, balance le verre et je cours. Je cours, cours, cours sans m’arrêter et dépasse tous ceux qui se sont mis à marcher comme je l’avais fait l’an passé. En course les 15-20 premières sont souvent décisives. C’est là où la machine se lance une fois rodée ou elle cale. Une fois ce dur passage assumé sans m’arrêter, le corps s’est mis en mode automatique et c’est très agréable de courir, presque jouissif.

  Il s’est mis à pleuvoir. Gentiment tout d’abord puis de plus en plus fort mais je crois que personne n’y fait vraiment attention. Au bout de dix kilomètres alternant faux plat, pente douce et pente abrupte nous voici au pied du Puy de Dôme sous une pluie battante. Le plus dur reste à faire car les 4 derniers kilomètres sont de la pur montée à 12% sans aucun repos. Au fur et à mesure que je grimpe la pluie devient torrentielle, les éclairs zèbrent le ciel. Puis il se met à grêler, de façon ridicule tout d’abord puis à gros grêlons. On s’en prend plein la gueule, on est cent fois trempé jusqu’aux os, nos chaussures ne sont plus que des serpillères alourdies par le pois de l’eau. Mais je ne m’arrête pas. Mon défi d’aujourd’hui n’est pas un temps particulier. Seulement de ne pas m’arrêter une seule fois de courir tant que je ne suis pas en haut. Et étrangement, sous cette grêle battante et sur cette pente qui me brûle les mollets à chaque pas, je me sens extraordinairement bien et vivant. Car malgré tout je continue à courir.

  La grêle s’arrête deux kilomètres avant l’arrivée pour laisser place à de la pluie fine, et c’est là que mon lecteur MP3 rend l’âme pour en avoir pris plein la gueule durant une heure. Et sans musique pour me distraire, mes jambes pas suffisamment entraînés pour ce type d’effort me rappellent à l’ordre et elles me semblent incroyablement lourdes. Mon rythme s’affaisse mais je ne marche pas. Je cours à un rythme pitoyable mais je cours, et je parviens même à faire une poussée dans la dernière ligne droite.

  BILAN. Temps : 1h39. J'estime être environ dans les150 premiers sur un peu plus de 400 participants. Ce qui est tout à fait honorable. J’ai mis vingt minutes de moins que l’année dernière, je ne me suis pas arrêté. Toutefois, je pense que je dois avouer que cette année j’ai fait match nul contre le Puy de Dôme. L’année dernière il m’avait écrasé pitoyablement. Cette année je l’ai combattu avec hargne, je lui ai imposé mon rythme sur une longue durée, mais sur la fin il m’a coupé les jambes et je ne suis pas du tout content de mes 2 derniers kilomètres même si j’ai fait tout ce que j’ai pu. Si je parviens à passer sous la barre des 1h30, j’estimerais l’avoir définitivement battu. Donc tu peux te dresser fièrement au-dessus de ma ville encore un an Puy de Dôme, mais l’année prochaine, je te fais ta mère !

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Jeudi 15 juin 2006

  Par cette chaleur estivale, qui en plus de faire transpirer mon fromage à l’intérieur même du frigo, va certainement encore régler une partie du problème des retraites, cela fait 3 jours que je suis enfermé dans le four qui me sert de chambre afin de parachever le montage de Conte Vert pour l’envoyer dans des festivals dont la date limite d’envoi est fixée à aujourd’hui 15 Juin. Et pour les besoins des festivals, j’ai également réalisé une affiche que je vous dévoile en exclusivité systèmesolairienne (je l’ai déjà présenté dans un système voisin…). Et donc comme il est (presque) achevé (en attendant que ma caméra soit réparée pour l’ajout des ultimes plans) je vous annonce qu’il sera mis en ligne d’ici un ou 2 jours.

  A chaque nouvelle œuvre, j’apprends et comprends de nouvelles choses. Avec Conte Vert il me semble être parvenu à un maximum d’efficacité avec un minimum de dialogues. L’opposé de Katremille Cinsenvintedeu dont l’ombre de cette semi-déception plane toujours au fond de moi. Alors je me suis lancé le défi de le repenser et de l’emmener vers sa plus simple expression. J’ai donc replanché sur le montage que j’avais laissé il y a un an et demi. J’ai tranché dans le lard, viré une scène entière, supprimé plus de la moitié des dialogues, rajouté des plans non utilisés… Le film qui faisait dans les 16 minutes n’en fait plus que 12. Est-ce qu’il fonctionne mieux ainsi ? Je n’en sais strictement rien. J’ai tellement travaillé sur ce court depuis 2 ans que j’ai perdu toute objectivité mais ce qui est sûr est que c’est la sa dernière retouche car je ne peux plus rien enlever. En tout cas mon sentiment s’est allégé car je pense maintenant avoir fait tout ce que je pouvais, et j’ai supprimé tout ce que je trouvais lourd ou trop naïf. Je laisserais donc juger ceux qui voudront voir la nouvelle version disponible d’ici 2 jours.

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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Mercredi 14 juin 2006

  Un deuxième jour ne s’est même pas écoulé qu’une seconde surprise encore inattendue vient me trouver.

  Il y a une douzaine d’années (putain je me fais vieux…)… Non je me répète pas, mais les deux époques correspondent, j’y suis pour rien… Bon allez changeons la forme, commençons par la conclusion dans un délire anarchiste. Aujourd’hui j’ai eut l’extrême honneur de trouver dans ma boite mail, un mail de MONSIEUR Jean-Pierre Dionnet ! Si vous pensez à Amélie Poulain c’est que vous pouvez allez réviser votre histoire du cinéma. Jean-Pierre Dionnet est Monsieur Cinéma de Quartier qui était diffusé sur canal + jusqu’à il y a quelques années. C’est également Monsieur Dionnet qui a fait découvrir à la France (et peut-être l’Europe) Takeshi Kitano, avant que celui-ci ne gagne le festival de Venise pour Hana-bi, et qui a découvert de nombreux autres talents cachés. Et Dionnet c'est aussi Métal Hurlant et Les Enfants du Rock.

  Jean-Pierre Dionnet est un barré de cinéma qui en mange du matin au soir depuis des décennies, et sa merveilleuse qualité est qu’il n’est pas un intellectuel prout-prout, il est quelqu’un qui aime tout type de cinéma si tant est qu’il y est quelque chose d’intéressant à l’intérieur, et qui donne sa chance à tous films, même s’il y a Steven Seagal dedans, même si le film s’appelle « Les brontosaures masqués qui venait du cosmos parallèle » ou « Maciste affronte Poséïdon aux jeux olympiques ». Evidemment le sieur Dionnet ne doit pas voir que des chefs d’œuvre, mais comment trouver la perle rare, l’ovni poétique, en rejetant des paniers entiers ?

  Chercheurs de nouveautés et d’originalités, épris du cinéma asiatique, n’ayant aucun à prioris… Qui d’autre que Monsieur Dionnet pourrait donner sa chance à un film nommé Sakura no kage, réalisé par deux inconnus avec que des acteurs inconnus (on a fait bien attention sur ce point là… sinon cela aurait été trop facile), avec un budget et des moyens insignifiants ? Ben sincèrement je ne vois pas. Je lui ai donc écrit, prévenant que le film n’était pas encore fini, mais que je préférais le contacter dès maintenant (car je pensais qu’il me faudrait plus d’une lettre pour l’intéresser). Je lui ai dit la même chose que dans cet article, que seul lui pouvait donner sa chance à un film de cette envergure, et qu’au moins, s’il me disait que ce film était une merde, ce serait l’avis d’un grand et non celui d’un faiseur d’argent.

  Je lui ai envoyé cette lettre la semaine dernière, et j’ai du m’asseoir quand j’ai vu aujoud’hui un mail portant le nom Dionnet dans l’adresse, puis quand j’ai vu qu’il l’avait rédigé lui-même j’ai du aller respirer des sels, mais comme j’en avais pas je me suis contenté de mes aisselles (c’est dingue ce qu’il fait chaud en ce moment. Il me faut un chausse-pied pour me décoller de mon fauteuil…). C’était une lettre courte mais sympathique, pour m’informer que le courant était passé, et qu’il attendait maintenant de voir le film. Du coup je suis devenu vraiment anxieux. Pour moi c’est une sommité, un véritable monstre de culture et de connaissances, que je regarde presque timidement dans les bonus de nombreux de DVD, et me voici sur le pas de sa porte, un film (presque) dans les mains, les couilles jouant des castagnettes… La vie est souvent chienne et intraitable mais elle sait se faire pardonner !

par Guillaume Tauveron publié dans : Documentaire live
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